à propos...
Du noir bonheur à l’angoisse colorée… de l’oxymore aux qualificatifs instinctifs, si surgissent dans votre cervelle des mots comme
tristesse, vieillesse, asile, désespoir… c’est qu’il vous faut regarder encore car misère et folie n’ont rien à faire ici.
De la mine, de la plume, de la gouge, du pinceau, de la brosse de l’artiste, ces personnages sont sortis sans impatience et sans
douleur. Ils attendaient simplement qu’elle fasse glisser du plomb, couler des encres, étaler des acryliques avec vivacité.
Des gens pleins d’une humanité profonde et sans prétention. On danse beaucoup, on s’étale, on se montre totalement. Ni honte ni
complexe. Les nus et les nues sont aussi tranquilles que celle qui les a libérés d’une main si habile.
Il faut vivre avec une complexité sereine pour dessiner, graver ou peindre un monde tapi derrière votre front, si vrai, si vivant.
Des gens sans importance supposée.
MaRiE les fixe ou les bouscule avec une grâce infinie dans des postures improbables et pourtant si naturelles. La simplicité est
indicible.
Si vous les observez un peu longtemps, ils peuvent même sourire. Comme vous.
William Radet